Dynamique?

Last updated on 7 juin 2020

Dans le monde de la photographie, c’est le mot à la mode. Celui qui revient sans cesse à chaque fois qu’un nouveau matériel sort d’une usine. Que se soit Sony, Canon, Nikon, Fuji, Pentax, ect…

Le premier paramètre à être mis en avant est la dynamique… ou Dynamic range en Anglais.

15 pour les meilleurs, 10 à 11 pour les moins bons…

Mais qu’est ce qu’est la dynamique d’un appareil ou plus précisément du capteur? La dynamique est en gros la faculté qu’à un capteur à séparer un certain nombre de niveaux de luminosité et de couleurs et à l’enregistrer dans un fichier dans toute sa résolution tonale. Plus cette résolution est grande, plus les couleurs et les extrêmes (le blancs et le noir) seront précis.

Pour y arriver, plusieurs facteurs rentre en jeux.

La taille du capteur mais surtout celle des photosites qui le compose mais cela ne fait pas tout, sa technologie (rétro-éclairé, empilé, cmos ect.. je connais pas tout….), son codage (10,12,14 bits), son processeur ect… peuvent changer parfois la donne et donner l’avantage.

Avoir une dynamique correcte est-il un point crucial dans la photographie aujourd’hui ?

Je ne vais pas dire que la dynamique ne sert à rien. Se serait faux. Mais il faut être plus modéré. La dynamique utilisable lorsque celle-ci est grande peux être agréable dans certaines conditions d’utilisations. En Ireland, par exemple… cela peut-être pratique car les paysages et les ciels demandent souvent de larges tonalités. Relever quelques ombres proprement ou récupérer quelques ciels surexposés peut-être un atout.

Mais… Les appareils à très larges spectres sont aussi souvent plus onéreux… un Sony A7RIII ou IV ou A9 tournent a des prix stratosphériques souvent pour un amateur. Alors qu’un simple Canon EOS R coûte environ 1750.- FRch, un A7III tourne dans les 2100.- et si l’on compare avec le A7RIII on tombe dans des prix aux alentours de 2800.- FRch. La dynamique a aussi un prix.

On peux se passer facilement de ces capteurs à grandes dynamiques en faisant un simple bracketing et ou un petit masque de fusion. Ou alors en achetant quelques filtres neutres dégradés. Posséder un appareil de 12IL n’est pas une horreur en soi… la preuve, les miens ont entre 10IL et 12.5… et mes photos ne sont pas toutes brulées!

N’achetez pas votre appareil selon les nombres d’IL, mais par rapport à un tout! Sa colorimétrie, sa facilité d’utilisation, son viseur ou simplement au plaisir qu’il vous procure à l’utiliser!

Aujourd’hui tous les appareils sont correctes! Mais certains sont plus faciles à travailler.

La communauté photographique d’aujourd’hui s’est habituée à tout voir en HDR (high Dynamic Range). Cette façon de procéder donne une très large gamme de tons dans les images. L’utilisation de softs spécifiques permet de retrouver via un bracketing ou une image à large dynamique une image presque « parfaite » techniquement ou toutes les nuances y seraient affichées. Mais cette image « parfaite techniquement » oublie l’émotion du contraste et devient pour certaines irréelles. N’avez-vous jamais été ébloui par le soleil, ou n’avez-vous jamais eu de mal à voir dans certaines ombres? Une courbe plate n’est pas la réalité. La réalité d’une courbe de contraste et une belle vallée de différence. Ne chercher pas à tout combler, car vous ferez partir la magie de l’image!

J’ai essayé dernièrement le petit Canon EOS RP. https://www.visionlarge.ch/Blog/canon-rp-essais/. Et je dois avouer que sa dynamique est un peu basse. Les ombres sont légèrement dur à rattraper… mais cela ne veut pas dire que c’est un mauvais appareil. C’est juste une chose à prendre en compte!

Mais à chacun son avis! et le votre?

abovard Écrit par :

Un commentaire

  1. Avatar
    19 octobre 2019
    Reply

    Bon article Alain!
    Tu connais ce que je pense de la dynamique et mon horripilation pour les photos passées sauvagement à la moulinette de photomatix et autres HDR editors et ce encore en 2019!
    Au début des années 2000, c’était un petit plus d’utiliser le hdr (faire une image en bracketing de 3, voir 5 actuations de -3IL à +3L afin de s’assurer de comprendre toute la courbe) ou mieux, le tone mapping. A l’époque c’était moche et cela n’a pas bcp changé…
    Mais aujourd’hui cela n’a pas de sens! Les capteurs récents ont la faculté de (trop) …’capturer’ un large spectre. D’ailleurs, il devient de plus en plus un jeu d’enfants d’avoir une image parfaitement maîtrisée du point de vue exposition.
    Mais, et il y a un mais, une image sans ombre ni hautes lumières, c’est plat et manque singulièrement de goût. Moi-même, je suis un grand amateur de cinéma et ce dernier nous montre que c’est tellement plus beau avec des ombres, des contrastes,… bref, comme en vrai!
    Si je peux donner un conseil à ceux qui se cherchent en épluchant forums et autres dXo…, vous ferez mieu de sortir photographier et apprendre à maîtriser votre matériel afin d’être à l’aise et en ressortir la quintessence. Car c’est précisément là où réside la différence entre le photographe et le ‘geek’.
    Photographiquement vôtre,
    Marco

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